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Les clubs et associations de danse du Nord Pas-de-Calais
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Les clubs de danse


Danse

Présente dans toutes les civilisations, la danse engage l'être humain totalement dans son corps et son esprit. D'abord expression du sacré, elle deviendra un art profane maintenu dans des formes strictes, élaborées ou populaires. Et, toujours, le danseur est en union avec le monde, l'autre et lui-même.

 

Art de mouvoir le corps humain en rythme, le plus souvent sur un substrat musical.

 

La danse est l'une des premières manifestations symboliques de l'homme primitif. Comme l'atteste certaines peintures rupestres (le Sorcier de la grotte des Trois-Frères), la danse était déjà pratiquée à une époque comprise entre 12 000 et 8 000 ans av. J.-C. Dès les temps les plus reculés, on retrouve des traces de danses rituelles qui confirment l'idée généralement admise du fondement religieux de la danse. Moyen privilégié pour l'homme de s'extraire de ses propres limites, elle apparaît comme un trait d'union entre le danseur et le divin et participe ainsi à l'incantation et aux rituels magiques. Au néolithique apparaissent certains thèmes fondamentaux : danses guerrières, danses phalliques, danses du feu. La danse sert alors d'intermédiaire entre l'homme et les forces naturelles ; elle vise à favoriser les récoltes, éloigner les calamités ou stimuler l'ardeur guerrière. Si l'homme danse nu, masques, talismans et amulettes vont par la suite lui donner force et pouvoir. À l'origine, donc, aucune distinction ne sépare danses religieuses et danses profanes. Ce n'est que tardivement que la danse devient un divertissement social. Elle reproduit alors les caractéristiques de chaque peuple et s'intègre aux différents folklores.

 

Les danses sacrées

 

Toutes les civilisations ont développé un style de danse et un répertoire particuliers. En Afrique, la danse honore les divinités et devient une auxiliaire des rites qui marquent l'existence des hommes sur terre (rites de passage et d'initiation). L'explorateur David Livingstone raconte que le Bantou rencontrant un étranger ne lui demande pas " Qui es-tu ? " mais " Que danses-tu ? " Car, pour un Africain, ce que l'homme danse, c'est sa tribu, ses coutumes, sa religion, la joie ou la peur aussi bien que l'amour ou la mort. La danse qui naît des effets rythmés du groupe a pour objet de rassembler les forces de la nature, des vivants et des morts.

 

En Inde, la danse est fondée sur le culte de Riva Nataraja, qui crée le monde et anéantit les forces maléfiques en dansant. Le langage des gestes (ou mudra) est rigoureusement codifié et engage toutes les parties du corps. En Orient, la danse atteint également un haut degré de raffinement, qu'elle a conservé intact, notamment à Bali, au Cambodge et au Japon. Dans cette manière de langage sacré, chaque attitude, chaque geste ont une signification précise. Le spectateur doit être préalablement initié pour décrypter la signification de cette symbolique ésotérique.

 

Les origines de la danse occidentale

 

Selon l'Ancien Testament, les Hébreux ont pratiqué des danses religieuses (danse du roi David et danse en l'honneur de Jephté), mais aussi des danses profanes, du culte du veau, choisies comme symbole de l'allégresse des justes dans le monde à venir. De son côté, la spiritualité musulmane s'exprime parfois par des danses, notamment chez certaines sectes soufis ou chez les derviches tourneurs.

 

Dans la Grèce antique, la danse, qui a sa muse, Terpsichore, se mêle non seulement aux fêtes, mais aussi à la vie de tous les jours. Selon Homère, c'est en Crète que les dieux ont enseigné la danse aux mortels pour que ceux-ci " les honorent et se réjouissent ". La danse dionysiaque est toutefois la plus ancienne danse grecque connue. D'abord danse sacrée, puis danse de folie, elle deviendra une cérémonie liturgique à forme fixe et formera l'élément fort du théâtre. Par ailleurs, les poètes nous ont fait connaître des danses en armes, telle la pyrrhique, la " danse guerrière par excellence " selon Platon (Lois, VI, 814 et suiv.), considérée comme un entraînement physique utile à la préparation militaire. C'est sous l'Empire que la danse devient, à Rome, en vogue jusqu'à être pratiquée par les femmes de haute condition. Mais c'est dans les jeux du cirque qu'elle a triomphé, sous forme de pantomime dansée. Cependant, les danses prennent rapidement un aspect trivial. Tacite, dans les Annales (XI, 31, 10) fait ainsi le récit d'une danse lubrique exécutée par Messaline et ses compagnons de débauche.

 

La danse chez les Gaulois s'épanouit pendant la dernière période de l'année, et tout particulièrement le dernier jour de l'an, où l'on célébrait les Brumalia. Selon la très ancienne technique, on y dansait les membres en opposition, comme l'atteste les scènes ornant des pièces d'or frappées au IIe siècle avant notre ère chez les Namnètes, où un personnage apparaît les genoux et les coudes en opposition angulaire symétrique, une paume vers le haut, l'autre vers le bas.

 

Les danses médiévales

 

Dès les premières communautés chrétiennes, l'Église catholique a cherché à se démarquer du culte dionysiaque, dont l'un des éléments fondamentaux était la danse. Saint Ignace d'Antioche condamnait ainsi formellement l'usage de la danse dans le culte, suivi en ceci par les Pères de l'Église. Le concile de Tolède (589) demande ainsi à la justice d'intervenir pour empêcher les danseurs de se produire dans les églises. Cependant, dans la préface de son Orchésographie (1588), premier ouvrage à publier un mode de notation de la danse, Thoinot Arbeau, anagramme de Jehan Tabourot, chanoine et écolâtre (directeur d'école religieuse) de Langres, affirme que la pratique orchestique dans les églises était chose courante. Plusieurs textes rapportent que le soir de Pâques, autour du puits du cloître, préchantre en tête, les dignitaires du chapitre dansaient la chorea, danse en forme de ronde fermée ou ouverte pratiquée sous le nom de carole durant le Moyen Âge jusqu'au XIIIe siècle.

 

La carole, que vilains et nobles dansent au XIIIe siècle, est souvent évoquée dans le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris. Il semble que la carole soit une danse spontanée avec, au centre, un chanteur ou une chanteuse (le " chante-avant ") qui entonne le refrain repris par l'ensemble. Pendant le couplet, les danseurs s'arrêtent ou se balancent ou font des gestes des bras. Pendant le refrain, ils marchent, courent ou sautent vers la gauche en se tenant par la main ou le poignet.

 

À la fin du XIVe et tout au long du XVe siècle se développe le thème de la " danse macabre " dans les arts plastiques. Des fresques d'église ou de cimetière aux gravures sur bois, les exemples abondent.

 

Un genre nouveau apparaît, qui va déterminer la future forme du ballet-théâtre, la " momerie " (de " momer ", se déguiser). L'une des momeries les plus célèbres est le bal des Ardents (29 janvier 1393). Au cours du mariage d'un chevalier, le roi Charles VI veut faire une momerie en se déguisant avec quatre de ses compagnons en " hommes sauvages ". Pour reconnaître le roi, le duc d'Orléans approche un flambeau des momons qui prennent feu. Le roi est sauvé par la duchesse d'Orléans, qui se jette sur lui et étouffe le feu dans les plis de sa robe.

 

La momerie, utilisée comme attraction en " entremets " entre les services d'un banquet, devient par la suite un spectacle. Celle que l'on voit dans les cours princières dès le XVe siècle apporte déjà les éléments du ballet de cour qui va se développer cent ans plus tard, avec danseurs, chanteurs, musiciens, chars et effets de machines. Il lui manque toutefois l'âme du spectacle : l'action dramatique coordonnée. Il faudra attendre le XVIe siècle pour trouver de vrais ballets avec une action dramatique.

 

Folklore et divertissement

 

Au-delà du ballet, la danse devient, en Occident, un divertissement social qui s'épanouit sous la forme de traditions nationales ou régionales et pratique la diversité. Ainsi se développent des danses folkloriques telles que la bourrée, la sardane ou la tarentelle. En parallèle se crée la danse de salon ou de société dont la valse est l'archétype. Avec son rythme ternaire caractéristique, la valse conquiert les salons dès 1760. Elle prend des formes tournoyantes emportées aux accents de L'Invitation à la valse, de Carl Maria von Weber, et, avec ses cousines la mazurka et la polka, reste au XIXe siècle le plus sûr atout pour trouver un mari dans les bals. Tout se transforme au début du XXe siècle, alors que la jeunesse tourne ses yeux vers l'Amérique et ses rythmes rapides : cake-walk, one-step, tango. Après la Première Guerre mondiale, le shimmy, le charleston, le blues, le black-bottom, la rumba séduisent et, dans les bals populaires, la java est la reine. De nouvelles danses s'inventent à chaque instant. Après la Seconde Guerre mondiale, le rock'n roll accomplit une véritable révolution culturelle et sociale. Subversif, il dit le mal de vivre d'une jeunesse essentiellement urbaine. Le twist, le jerk, le disco lui succèdent mais s'exécutent individuellement. De toutes ces danses, une seule s'est maintenue jusqu'à nos jours : le tango, né dans les bals populaires de Buenos Aires, triomphe parce qu'il dit l'essentiel, ce que l'être humain cherche à dire depuis le début avec la danse, le besoin d'aimer et d'être aimé.

 

Conservatoire (musique)

n. m. Établissement spécialisé dans l'enseignement de la musique.

 

Les premiers instituts d'enseignement musical apparaissent en Italie au XVIe siècle. Il s'agit alors d'hospices recueillant des orphelins et des enfants abandonnés, à qui sont inculquées la théorie et la pratique de la musique (citons, parmi les plus célèbres, l'Ospedale della Pietà, à Venise, où professait Vivaldi). Réputés dans l'Europe entière pour la qualité de leurs ensembles instrumentaux et vocaux, ces hospices sont alors les principales pépinières de musiciens européens.

 

En France, le plus ancien conservatoire est le Conservatoire de Paris, dont l'origine remonte à la Musique de la Garde nationale, créée en 1789 par Bernard Sarrette pour animer les grandes fêtes populaires de la Révolution française. Devenue Conservatoire de musique en 1795, cette institution diffuse alors un enseignement strictement instrumental (classes d'instruments à vent essentiellement, auxquelles s'ajoutent quelques classes pour les cordes et le clavecin). Le chef d'orchestre François-Antoine Habeneck (1781-1849) crée l'orchestre des élèves du Conservatoire, avec lequel il donne, de 1806 à 1815, les premières auditions françaises de certaines symphonies de Ludwig van Beethoven. Au cours de son histoire, le Conservatoire a été souvent dirigé par de grands compositeurs : Luigi Cherubini, Daniel François Esprit Auber, Gabriel Fauré... Installé depuis 1986 au sein de la Cité de la musique, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris intègre désormais toutes les disciplines musicales (de l'opéra à la musique électroacoustique), ainsi que l'enseignement de la danse.

 

Des conservatoires ont été fondés dès le début du XIXe siècle dans les grandes villes de province : Douai (1806), Lille (1816), Roubaix (1820), Toulouse (1821), Avignon (1828), etc. En 1979, le Conservatoire de Lyon est devenu le second Conservatoire national supérieur de musique. La France compte en outre 32 conservatoires nationaux de région et de nombreux conservatoires municipaux. À côté de ces institutions publiques, beaucoup d'établissements privés ont été créés, comme la Schola Cantorum, fondée en 1896 par Vincent d'Indy, ou l'École normale de musique, fondée en 1919 par Alfred Cortot.

 

L'Europe compte un grand nombre de conservatoires, dont les plus prestigieux ont été fondés au cours du XIXe siècle : Bologne (1804), Milan (1808), Prague (1811), Vienne (1817), Madrid (1830), Genève (1835), Leipzig (1843), Berlin (1850), etc.


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