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Les clubs de d’équitation et centres équestres du Nord Pas-de-Calais

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Les clubs de d’équitation et centres équestres

Ensemble de sports pratiqués à cheval.

 

Trois disciplines sont inscrites au programme olympique, individuellement et par équipes : le saut d'obstacles (ou jumping), le dressage et le concours complet. Une épreuve d'équitation fait par ailleurs partie du pentathlon moderne. L'équitation comprend d'autres disciplines, non olympiques : la voltige (exécution de figures artistiques) ; l'attelage (épreuve de présentation et de dressage). Les raids d'endurance et le tourisme équestre sont des activités de loisir qui permettent un contact étroit avec la nature. L'équitation, déjà connue quinze siècles avant notre ère, met à profit les qualités naturelles du cheval et ses aptitudes, telles qu'elles résultent de son " instruction " au terme du dressage. La haute équitation, ou art équestre, a eu ses écoles, en Italie (Naples), en France (Versailles), en Autriche (Vienne), en Suède (Stromsholm), et ses traditions, dont les principaux théoriciens ou rénovateurs ont été François Robichon de La Guérinière (1687-1751), puis le vicomte d'Aure (1798-1863), François Baucher (1805-1873), enfin, au XXe siècle, l'Italien Federico Caprilli.

 

Créée en 1860, l'école de Versailles formait les officiers de la cavalerie royale ; en 1814, elle fut transférée à Saumur, où existait une autre grande école de cavalerie dont les instructeurs sortaient du Cadre noir ; c'est celui-ci qui a été transformé, en 1972, en École nationale d'équitation. L'école espagnole de Vienne, fondée en 1735, est un autre grand centre de haute équitation dans le monde. L'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, la Suisse, les Pays-Bas et les États-Unis sont également pourvus d'écoles réputées.

 

Outre l'art de haute école, l'équitation a donné lieu à divers jeux équestres et aux courses de chevaux.

 

Les épreuves

 

L'équitation proprement sportive a fait son entrée aux jeux Olympiques en 1900. Il s'agissait alors d'une épreuve de saut d'obstacles qui fut remportée par le Belge Heageman. Mais l'expérience ne fut renouvelée ni en 1904 ni en 1908. Ce n'est qu'en 1912 que l'ensemble du programme olympique prit forme, seulement complété en 1928 par l'épreuve de dressage par équipes. Deux épreuves de saut (en largeur et en hauteur) eurent lieu en 1900, une épreuve de manège en 1920.

 

Le dressage.

 

But essentiel de l'équitation, le dressage comporte tous les " airs " de haute école, qui se divisent en " airs près de terre " (passages, piaffés, pirouettes, etc.), " airs renouvelés " (levades, courbettes, cabrioles, etc.), " airs de fantaisie " (en général, des pirouettes acrobatiques). Les concurrents peuvent effectuer leur conduite des deux mains, mais ne doivent pas parler au cheval. Les Allemands (vainqueurs par équipes en 1928, 1936, 1964, 1968, 1984, 1988, 1992 et 1996) dominent très largement les épreuves de dressage. Les Français (champions olympiques par équipes en 1932, l'année où Xavier Lesage triomphait également en individuelle, et en 1948) obtiennent également de bons résultats.

 

Le saut d'obstacles.

 

Disputée par des cavaliers ou des cavalières, l'épreuve de jumping comporte de douze à dix-huit obstacles, de forme, de hauteur et de largeur différentes. Ainsi, les haies ou les murs avec barres ont une hauteur de 1,40 m à 1,50 m et les " oxers ", sortes de doubles barrières, une hauteur de 1,35 m à 1,40 m pour une largeur de 1,60 m à 1,80 m. La distance à parcourir est de 2 000 à 2 200 m. Les concurrents sont pénalisés pour tout obstacle renversé ou refusé par le cheval (un second refus sur un même obstacle est éliminatoire), ainsi que pour tout dépassement de temps dans les épreuves de vitesse chronométrées. Les épreuves par équipes sont disputées par quatre concurrents ; le classement est établi en totalisant les points de pénalisation infligés à chacun des trois meilleurs cavaliers. Les Allemands, vainqueurs par équipes en 1936, 1956, 1960, 1964, 1972, 1988 et 1996, dominent un palmarès qui avait été inauguré par les Suédois (vainqueurs en 1912, 1920 et 1924). La France a remporté l'épreuve par équipes en 1976. Les nationalités des vainqueurs du concours individuel sont plus diverses : France (Cariou, 1912 ; Pierre Jonquères d'Oriola, 1952 et 1964 ; Pierre Durand, 1988) ; Italie (Lequio, 1920 ; Graziano Mancinelli, 1972) ; Suisse (Gemuseus, 1924), Tchécoslovaquie (Frantisek Ventura, 1948) ; Japon (Takeichi Nishi, 1932) ; États-Unis (Bill Steinkraus, 1968 ; Joe Fargis, 1984) ; Allemagne (Paul Schockemöhle, 1976 ; Ludger Beerbaum, 1992 ; Ulrich Kirchhoff, 1996).

 

Le concours complet.

 

Composé d'une épreuve de dressage, d'une épreuve de fond en quatre phases et d'une épreuve de jumping, le concours complet est une synthèse de l'équitation, qui requiert les plus grandes qualités de la part du cavalier et du cheval. Le parcours de fond (environ 30 km) est dessiné sur un terrain accidenté. Les chutes, refus et dépassements de temps sont pénalisés ; en revanche, les gains de temps donnent droit à des bonifications. Le titre olympique par équipes a été conquis quatre fois par les États-Unis (1932, 1948, 1976, 1984), trois fois par la Suède (1912, 1920, 1952), la Grande-Bretagne (1956, 1968, 1972) et l'Australie (1960, 1992, 1996), deux fois par les Pays-Bas (1924, 1928), l'Allemagne (1936, 1988) et une fois par l'Italie (1964) et par l'URSS (1980). Les mêmes nations se retrouvent aux premières places en épreuve individuelle. Le France, pour sa part, a remporté la médaille d'or en 1948, avec Bernard Chevallier, et en 1968, avec Jean-Jacques Guyon.

 

Sport olympique, l'équitation donne lieu également, dans les trois disciplines, à un championnat du monde et à un championnat d'Europe. En France, aux championnats annuels s'ajoute un critérium national juniors. Des concours hippiques font, en outre, les prestiges de plusieurs villes ; celui de Paris fut créé en 1866 par le marquis de Mornay.

 

Les champions

 

Parmi les cavaliers qui ont marqué l'histoire de l'équitation, on peut citer : les Allemands Alvin et Paul Schockemöhle, Hartwig Steenken, Hans Gunther Winkler et Ludger Beerbaum ; les Américains Bill Steinkraus, Kevin Freeman et Greg Best ; l'Argentin Carlos Moratorio ; le Brésilien Nelson Pessoa ; les Britanniques Derek Swithin Allhusen, David Broome, Marion Coakes, John David Baillie, Richard Meade, John et Michael Withaker ; les Italiens Piero et RaimondoD'Inzeo et Graziano Mancinelli ; le Néo-Zélandais Mark Todd ; le Suédois Henri Saint-Cyr ; le Suisse Willi Melliger ; ainsi que de nombreux Français, dont André Jousseaume (1894-1961), Guy Lefrant (né en 1923), Michel Cochenet (né en 1927), Pierre Jonquères d'Oriola (né en 1932), Bernard Geneste (né en 1934), Hubert Parot (né en 1936), Marcel Rozier (né en 1936), Dominique Bentejac (né en 1944), Dominique d'Esme (né en 1945), Jane dite Janou Lefebvre (née en 1945), Dominique Flament (né en 1946), Michel Robert (né en 1948), Hervé Godignon (né en 1952), Pierre Durand (né en 1955) Hubert Bourdy (né en 1957) et Éric Navet (né en 1959). La Fédération française d'équitation (créée en 1921) compte 250 000 licenciés et plus de 4 000 clubs.

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